lundi 17 avril 2006

1,3 milliards de raison de préférer le train…

J’avais entendu et lu pas mal de choses sur les “particularités” de la vie en Chine et sur les difficultés à s’y adapter, notamment la bouffe très “particulière”, les gens qui crachent par terre, l’absence totale de civisme dans le métro (encore que j’ai vécu suffisament longtemps à Paris pour supporter facilement ce dernier point), etc.

celui-ci vient de celle-là.

Mais il y a un truc dont je n’avais jamais entendu parler et dont les guides ou les forums ne parlent pas, sans doute parce que c’est nouveau et que c’est lié au développement économique de la Chine et à la prospérité nouvelle d'une partie de ses habitants. C’est d’ailleurs à Shanghai, la ville qui connaît le plus fort développement, qu’on le rencontre le plus.

C’est le klaxonne.

Le Chinois (et particulièrement le Shanghaien) klaxonne. En voiture (la voiture est devenue un produit abordable pour la classe moyenne chinoise et il y en a de plus en plus), en scooter (y a pas beaucoup de motos), il klaxonne. Et en vélo il joue de la sonnette mais ça c’est moins pénible.

Et pourquoi il klaxonne ? Ben parce qu’il est . Parce qu’il arrive, au volant de sa voiture, et qu’il faut se pousser et le laisser passer. Il klaxonne pour doubler un vélo ou un bus, pour prévenir qu’il arrive à toute allure, pour que les autres avancent ou pour qu’ils s’arrêtent, parce qu’il veut tourner à droite ou a gauche, parce qu’il veut entrer dans un parking et qu’il y a des piétons sur le trottoir, parce que des piétons traversent ou manifestent l’intention de traverser, et même parfois parce qu’il y a un vrai danger !

Tout est prétexte à klaxonner.

La voiture prioritaire sur le vélo, la moto et surtout sur le piéton, ça j’avais déjà vu en Thailande. Mais la dictature du klaxonne, symbôle de la toute puissance de l’automobiliste (et du motocycliste, qui l’imite comme un petit frère) sur le monde extérieur, ça j’ai découvert en Chine.

Et puis c’est pas des petits coups de klaxonne, non, au contraire, des coups très appuyés, qui feraient sortir de sa voiture en gueulant pour aller en découdre le plus zen des automobilistes parisiens. Partout et à toute heure. Le fait que la nuit soit tombée et la rue soit déserte n’empêche pas le klaxonneur d’exercer. Les policiers plantés au carrefour non plus. Rien d’ailleurs ne l’arrête. En cas de bouchon (et il y en a !) il klaxonne à tout va.

C’est complétement insupportable. De près, quand on marche dans les rues, on est assourdi par ces coups de klaxonne quasi continus, de loin (si on s’éloigne un peu des grandes rues ou avenues) on a l’impression que des centaines de mariages sont célébrés dans toute la ville !!!

Et parfois, on traverse tranquillement sur un passage piéton, le petit bonhomme est vert, on est absorbé par ses pensées et on se prend un méga coup de klaxonne par un automobiliste qui veut tourner à droite (à droite il a le droit, même au feu rouge) et qui a l’habitude que ses compatriotes chinois le laisse passer.

Et là, on devient agressif… Et le Chinois s’excuse en rigolant ! :)

2 commentaires:

Jean-Hubert a dit…

C'est marrant, ta note me fait penser à 2 choses.

Quand je vivais à NYC, j'avais remarqué qu'à la station de métro "Jackson Heights / Rossevelt av", il y avait une majorité de chinois (99.999%) et qu'il avaient uen fachuese tendance à boucuelr totu le monde sans jamais s'excuser. Mais je n'éiamit pas cette idée de généraliser, mais n'empêche...

Ensuite, le coup de tourner à droite au rouge, c'est pareil aux US. Je trouve ça bien.

Bart a dit…

Oui, pour ce qui est de la généralisation, c'est toujours abusif et ne reflète pas exactement la réalité. Mais disons que je dresse ici une caricature.

Pour le feu rouge, je pense qu'il faut ouvrir le débat :)