dimanche 30 septembre 2007

Sauver la planète, pour quoi faire ?

J'ai vu le film d'Al Gore, j'ai vu Arthus Bertrand et Cousteau. J'ai bien entendu le message : "il faut sauver la planète". Tout ça... "La planète n'est pas à vous, elle est aux générations futures".

Cette planète est à eux

Ca, que la planète est pas à moi, je l'ai bien compris. On n'arrête pas de me le rappeler plus ou moins directement dans les pays que je visite et dans celui où je réside.
Maintenant, qu'elle soit aux générations futures, j'en doute, surtout quand je vois les orientations protectionnistes en matière d'immigration (la France en tête, évidemment, terre d'accueil mais seulement pour les JO ou les Coupes du Monde. Et les anciens chefs d'Etats africains...). Sans parler des guerres et autres génocides qui s'enchaînent.

Oh visiter le monde, ça les générations futures pourront toujours le faire, pour peu qu'elles aient un peu d'argent et des papiers en règle (ou beaucoup d'argent), mais s'installer, émigrer, vivre autre chose ailleurs, profiter justement de cette planète qui est à tout le monde ?

Ca c'est moins sûr.

Finalement la planète c'est un peu comme chez le voisin. On peut visiter, mais sur invitation, et idéalement faut partir avant de sentir qu'on gène (et encore le voisin il paye au moins l'apéro, là c'est toi qui dois raquer tout le temps !).

Eh ben moi je suis désolé, mais quand je vais chez le voisin, je fais pas le ménage et j'arrose pas les plantes. Au mieux, j'essaie de ne rien casser. Et je me désole si c'est mal entretenu.


Avant de nous demander de sauver la planète, faudrait peut-être nous donner un sentiment d'appartenance...

C'est un peu la même chose qu'avec le "Un autre monde est possible". Le problème, à mon avis, c'est pas le monde, ni le système économique. Le problème c'est la mentalité des hommes. Et ça, pour la changer, il faudra sûrement plus longtemps que l'ultimatum d'Al Gore...

Et puis finalement c'est pas tant la planète qui risque quelque chose. C'est plutôt la vie sur terre. Et en particulier la nôtre. Alors bon, si on arrive à se faire pêter la tronche avec nos conneries, à un niveau global, ça jettera peut-être des bases saines pour un nouveau départ... Les dinosaures ont bien disparu, eux. Laissons la place à des créatures qui carburent aux OGM et bronzent au nucléaire :)

Enfin moi je dis ça...

En attendant, pensons aux Birmans, notamment, c'est ici et maintenant.

4 commentaires:

Simon a dit…

J'adore les posts de ce genre ... Go against the flow comme on dit là bas ... On n'a pas assez de point de vu construit dans ce sens à mon avis !
Bravo.

renow a dit…

Moi, si je ne connaissais pas si bien l'auteur, ce poste me ferait réagir... A tort ?

Sinon, comme dit Sarclos (à ne pas confondre avec son presque homonyme président):

"Et c'est même pas des baffes qui se perdent, c'est l'homme qu'est comme ça, qu'est de la merde.
C'est pas des choses à mettre au point, c'est l'homme qu'est comme ça qu'est du brin."

Bart a dit…

> Simon: c'est mon côté "saumon d'eau douce", ça, faut que je remonte le courant ;)

> Renow: non ! Pas toi !

olive a dit…

J'aime bien ton post même s'il donne un peu de vague à l'âme... il en faut aussi !

Quand aux Birmans, ils font vendre du papier et on a l'impression qu'ici il n'y a plus que ça qui compte : vendre!!!

En plus la Birmanie c'est exotique, on ne situe pas exactement car on connait très mal, bref c'est du tout bon et ça change un peu de l'Iran (pays ou j'ai vécu, il y a longtemps, très longtemps...)ou on a oublié les persans persécutés par une faction islamique qui a pris le pouvoir et qui martyrise le peuple (http://www.iran-resist.org/article3655)!

Il n'y a pas que de belles choses sur notre planète terre... mais la terre est tellement belle!