vendredi 7 octobre 2005

L'industrie du disque emmerde le net (ou l'inverse)

Tous les matins, la première chose que je fais, après le p'tit dèj (ou pendant !) c'est lire la newsletter du Journal du Net (certains lisent le Figaro, le Monde ou les Echos, moi c'est le JDN. Et Yahoo actu. Les temps changent...).

Je ne lis pas que ça d'ailleurs, je lis aussi la newsletter de neteco.com, celle de CB news, celle de 01.net actu et puis celle de Boursorama (au cas où je me remettrais sérieusement au boursicotage infantile, comme je le faisais avant de connaître l'ascension vertigineuse puis la dégringolade de l'action de Multimania, puis la catastrophe boursière qui suivit).

Pour lire tout ça il faut quand même survoler rapidement sinon on ne fait plus que ça (comme les lecteurs des quotidiens cités :) ).

Bref, en général je survole, mais ce matin je me suis arrêté sur une news qui m'a un peu surpris et même, je dois dire, énervé : les auteurs d'un site Web condamnés à 6 mois de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende car ils reproduisaient les paroles des chansons et les tablatures !!!

Eh, déjà, si tous les chanteurs mettaient les paroles des chansons dans les CD y aurait pas besoin d'aller les chercher sur le Net !

Et puis ces gens là ne vendent pas les paroles. Non. Ils vivent de la pub qu'ils mettent sur leur site.

Mais ce qui m'énerve le plus c'est que tout le monde sait très bien qu'il y a plein d'abus sur le Net et que celui là me parait mineur, et que comme pour les téléchargements on tape sur des gens au hasard et de manière assez injuste. La preuve, tapez "paroles de chansons" sur Google. Il en reste ! Pourquoi ils attaquent pas tout le monde ???

Après le téléchargement, les paroles de chansons, et après ? Pourquoi pas tous les bloggeurs qui mettent de la musique sur leur blog. Ils ne payent pas la SACEM eux ???

J'avais envie ce matin de dire un gros "merde" à l'industrie du disque dont le passe-temps favori semble d'être de faire chier les internautes et diaboliser le Net.

Et qu'on ne vienne pas me dire que ces gens là défendent les artistes !!! Y a qu'a voir le nombre d'artistes en procès avec leur maison de disque !!! Ou les mecs comme Alain Chamfort qui n'ont pas de maison de disque (je ne suis pas fan, mais comment justifier que des crétins de la Star Ac aient une maison de disque et pas lui ?). Non, ils essaient juste de récupérer un max de pognon pour compenser leurs ventes de CD.

Bref, je trouve qu'il y a des choses plus urgentes à réguler sur le Net que les paroles de chansons et les sonneries pour mobile. Et que l'industrie du disque ferait mieux de réfléchir à son propre business...

Bon voilà, ça c'est fait. Quoi d'autre dans l'actu du jour ? :)

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Ceux sont les derniers spasmes de l'industrie du disque dans 5 ans, on se demandera c'etait quoi ce truc la ? industrie du quoi ?

A propos aux usa, cette meme industrie a reussi à faire fermer winmx...

Anonyme a dit…

ça me fait penser à l'industrie du livre et aux éditeurs français qui ne se mettent pas assez vite au livre électronique... et après, ils justifient leur frilosité par le piratage...

mais c'est de leur faute, s'il y a piratage. Où était leur catalogue en ligne lorsque le marché le demandait ?

Evidemment, maintenant qu'ITunes est bien connu, les majors veulent leur part du gateau... mais qui a fait le boulot ?


pour le ebook, ça va être pareil...

une petite pousse française a peiné pendant la déconfiture de la bulle internet, mais a résisté, a fait le marché (et une superbe solution)... et s'est fait rachetée par les américains...
bon, avec toutes ces infos, vous pouvez trouver de quelle société je parle !

Gertrude a dit…

Hé oui, la répression par l'exemple, n'est-ce pas la pire façon de s'occuper des débordements sur Internet... Entre la pédophilie et les jeunes qui échangent des partitions de musique (qu'ils déchiffrent eux-mêmes la plupart du temps au travers de "communautés"), le choix devrait être vite fait...

C'est marrant mais en lisant ton article, je me disais "c'est vrai tiens, ils n'ont pas encore emmerdé Radio.blog..."

Les temps sont durs, et dire qu'il a fallu quelques dizaines d'années pour que les majors s'emparent du pouvoir financier des MP3, sous couvert d'une "légalité" toute relative.