samedi 27 octobre 2007

Bridging the Gap


Pour réussir mon "intégration" et mieux comprendre les Thais en général et mes employés en particulier, non seulement j'apprends le Thai (doucement, mais sûrement :)) mais je lis aussi des bouquins (surtout dans l'avion. L'avion c'est idéal pour finir un bouquin rapidement).

Infos ici.

En particulier, j'ai lu celui-là : Bridging the Gap - Managing the Cross-Cultural Workplace in Thailand.

Bouquin intéressant, écrit par un businessman Thai consultant en Management.

Le but de ce livre est d'analyser les différences de cultures et de comportement entre Thais et Occidentaux, notamment au niveau du business.

Il insiste par exemple sur la différence fondamentale entre l'approche occidentale du Business, tournée vers les résultats, l'efficacité, et l'approche Thai, concentrée sur les relations humaines, l'ambiance de l'entreprise.

Bien sûr on y retrouve les classiques : rester zen, respecter l'autre, ne pas faire perdre la face, qui sont très importants en Thailande, mais qui de manière générale sont vrais partout (et qui, à moi qui suis plutôt du genre franc et sans fioritures, me demande un effort de chaque instant). Mais aussi des choses plus typiques qui expliquent les difficultés qu'on peut rencontrer ici quand on veut confier des tâches aux employés, déléguer, faire prendre des initiatives, obtenir un avis personnel :

2 passages qui m'ont marqué :

"Why don't Thais express personal ideas or make comments?
- Most Thais have never been told that such expression is expected, or acceptable, in front of others, in particular to those who are more senior.
- Many Thais have worked in environment where everyone expects to be told what to do.

- In school or college, Thais are accustomed ton one-way lecturing, and finding the "right" answer is the goal. ..."

"The new expat has to understand that the education system in Thailand does not prepare Thais to be assertive ("sûr de soi"). In fact, many Thai teachers are not confortable with the "question guy", in the class. Encouraging Thais to speak up and raise questions in meetings takes times."

Si ce n'était pas écrit pas un Thai, je dirais que ce sont des clichés qu'on entend très souvent ici, mais là, je me dis que ça confirme à la fois ce qu'on m'a dit et ce que je commence à expérimenter...

Une de mes difficultés va donc être de faire comprendre à mes employés qu'a la boite à clics Asia on est bien sûr sensible aux relations humaines et à la culture d'entreprise, mais qu'on est très attaché à l'efficacité et aux résultats, à la prise de décision et à l'initiative. Pour l'instant je retrouve tout à fait dans leur attitude ce qui est décrit dans ce bouquin.

Zen...

vendredi 26 octobre 2007

Liberté d'expression

En Thailande, la liberté d'expression s'arrête au Roi et à la famille royale. Faut faire attention à ce qu'on dit (ou fait) dans ce domaine. Ca peut vite coûter très cher.

Il semblerait que ça soit pareil maintenant en France avec Sarkozy et la famille Sarkozy :)

Pour avoir collé cette affiche (image ci-contre), des étudiants risquent d'être poursuivis pour outrage au chef de l'Etat.

Eh ! Si je veux vous faire chier (vous qui habitez en France), je publie un vidéo diffamante sur Sarkozy (genre Sarkozy en train de boire de l'alcool avant une conférence du G8 :) ). Il va vous censurer YouTube ! :)

L'histoire des étudiants est .

mercredi 24 octobre 2007

Humour Lyonnais ?


Vu dans cette belle ville de Lyon pas plus tard que y a pas longtemps.

Humour Lyonnais ou technique de vente ???

Remarque pour sortir du lot et faire parler de soi c'est pas mal :)

lundi 22 octobre 2007

Un de moins

Voilà, je me suis séparé d'un des deux Français.

C'est pas marrant pour lui, pas marrant pour moi, pas marrant pour les autres. Ca fout une sale ambiance, mais bon il fallait bien le faire. Il tiraient les autres vers le bas. Y a beaucoup d'étrangers qui sont en Thailande pour se la couler douce et qui ont du mal à comprendre que même si c'est plus relax ici, il faut quand même bosser un peu si on veut arriver à quelquechose.

A lire ici.

J'aime pas faire ça, surtout que j'ai déjà été de l'autre côté, je sais ce que ça fait.
M'enfin bon. C'est fait, c'est fait. On continue.

dimanche 21 octobre 2007

Le blues du manager

Dur dur de manager... après "trouver des clients", ça doit être la chose la plus difficile de la création d'entreprise. Et encore, "trouver des clients" on peut le gérer comme on veut, c'est moins psychologique, moins "passionnel"...

"Avoir quelqu'un dans le nez" - Illustration prise ici

Finalement créer une boite c'est de la gnognotte, la faire tourner c'est plus difficile, mais manager, ça c'est un challenge !

Il faut trouver, recruter, embaucher, payer, motiver, surveiller, contrôler, soulager, écouter, aider, former, féliciter, engueuler, augmenter, recadrer, licencier...

Dur. Bon j'ai quand même 2 qualités pour m'aider dans tout ça : je suis plutôt quelqu'un d'ouvert, et j'ai une grande gueule. Par contre j'ai aussi 2 défauts qui compliquent la tâche : je suis pas toujours très ouvert et j'ai une grande gueule ! :)

Mais surtout, quand j'ai quelqu'un "dans le nez", il m'est difficile de passer outre et de faire comme si de rien était en attendant que peut être ça s'arrange. Non, j'ai du mal à en sortir et je préfère "régler le problème" rapidement. Et en ce moment, j'ai quelqu'un "dans le nez"...