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mercredi 18 juin 2008

Entreprise... de risques

Ce qui est difficile finalement dans l'entreprenariat (en plus de tout le reste !) c'est la gestion de la prise de risque.

Vu chez ces gens la

De nombreuses decisions, vis-a-vis des clients, des investissements, des embauches, etc. constituent des risques et peuvent mettrent l'entreprise dans une situation perilleuse.

Plus l'entreprise est petite, plus la situation peut devenir rapidement perilleuse.

D'un autre cote, sans prise de risque, on vegete et on ne se developpe pas.

Il faut donc savoir prendre des risques calcules, les gerer et eventuellement reagir rapidement en cas de pepin. Mais d'un autre cote, il ne faut pas non plus paniquer.

Finalement c'est un peu comme quand on joue en bourse, il ne faut miser que ce que l'on peut perdre. Sauf que la, on est oblige de jouer !

L'entreprise est lancee, elle ne s'arrete pas. On peut reorienter, reorganiser, repenser, etc. mais pas tout remettre a plat.

Dommage :)

Parfois j'aimerais bien, comme en bourse (ca ne m'est jamais arrive mais c'est de la theorie :) ), encaisser mes dividendes, liquider le passif, observer le marche... et relancer la mise sur de nouvelles bases. De nouveaux risques.

mardi 20 novembre 2007

Gestion inhumaine des ressources

Difficile d'évaluer ses employés, aussi bien dans la quantité de travail fournie que dans l'implication dans l'entreprise.
En particulier pour les fonctions "non productives", comme développeur, chef de projet, ou marketing, par exemple.

Vu ici

Je me rends compte que c'est sans doute, à mon sens, une des plus grande difficultés du manager.

Sans tomber dans la paranoia du "ils sont tous contre moi", on a tendance à penser qu'on se retrouve un peu seul face à ses employés. Et du coup on a besoin de se trouver des alliés. Pas au sens de "les autres sont des ennemis", mais au sens de "j'ai besoin d'établir une relation de confiance qui me permette de m'appuyer sur un collaborateur en particulier".

Et le danger c'est de juger les apparences plutôt que la réalité, de privilégier celui ou celle qui sait le mieux gérer la relation employeur-employé, celui qui sait se mettre en avant et mettre en avant son travail, alors que ce n'est pas forcément la personne la plus fiable, ni la plus compétente.

Le manager aussi a besoin d'être rassuré, de se sentir apprécié, écouté, considéré. D'autant plus qu'il doit prendre des décisions et, dans une petite structure, les prendre seul.

Finalement, si ça aide d'avoir été employé pour être manager, ça aide aussi d'avoir été manager pour être employé. Moi qui ai souvent eu des problèmes dans ma relation avec le management, je me rends compte des contraintes et des exigences de l'autre côté. Je pense qu'aujourd'hui je serai plus à même de gérer une bonne relation avec un manager que par le passé.
Mais pour l'instant je suis manager et je dois faire avec.

Je sais que je suis plutôt lu par des employés ou par des indépendants que par des managers, mais si vous avez des conseils (avisés), je suis preneur :)

dimanche 21 octobre 2007

Le blues du manager

Dur dur de manager... après "trouver des clients", ça doit être la chose la plus difficile de la création d'entreprise. Et encore, "trouver des clients" on peut le gérer comme on veut, c'est moins psychologique, moins "passionnel"...

"Avoir quelqu'un dans le nez" - Illustration prise ici

Finalement créer une boite c'est de la gnognotte, la faire tourner c'est plus difficile, mais manager, ça c'est un challenge !

Il faut trouver, recruter, embaucher, payer, motiver, surveiller, contrôler, soulager, écouter, aider, former, féliciter, engueuler, augmenter, recadrer, licencier...

Dur. Bon j'ai quand même 2 qualités pour m'aider dans tout ça : je suis plutôt quelqu'un d'ouvert, et j'ai une grande gueule. Par contre j'ai aussi 2 défauts qui compliquent la tâche : je suis pas toujours très ouvert et j'ai une grande gueule ! :)

Mais surtout, quand j'ai quelqu'un "dans le nez", il m'est difficile de passer outre et de faire comme si de rien était en attendant que peut être ça s'arrange. Non, j'ai du mal à en sortir et je préfère "régler le problème" rapidement. Et en ce moment, j'ai quelqu'un "dans le nez"...

mardi 23 janvier 2007

Déréférencé

J’avais lu un article intéressant il y a quelques années sur les chefs de rayon chez Wallmart. Pour rappel, Wallmart, c’est le géant américain de la grande distribution à côté duquel Carrefour, n° 2 mondial, fait figure de petite épicerie de quartier.

L'image était

L’article illustrait la puissance de ces chefs de rayons qui ont le pouvoir du jour au lendemain de référencer (accepter de vendre en magasin) ou déréférencer (arrêter de vendre en magasin) tel ou tel produit.

En face, se trouvait parfois un industriel, un chef d’entreprise, patron d’une PME qui avait su au fil des ans développer un business solide et faire grossir son affaire. Il connaissait bien son métier, son marché, son entreprise et ses clients. Son seul tort était d’être dépendant à plus de 80% d’un seul client : Wallmart.

Du jour au lendemain un nouveau chef de rayon, fraichement débarqué d’école de commerce, décidait que le rayon allait changer, que les régles allaient être différentes, et imposait des exigences draconiennes à notre industriel.

Celui-ci, ne pouvant les satisfaire, se voyait déréférencé, puis de fil en aiguille perdait son Chiffres d'Affaires, déposait le bilan et licenciait tout le monde.

La loi du chef de rayon...

Même s’il sort des écoles de commerces les plus brillantes, un chef de rayon est un jeune débutant, quelqu’un qui a tout à apprendre, mais le fait est qu’il se retrouve parfois, de par ses fonctions, disposant d’un pouvoir énorme, celui de l’acheteur (un peu comme les élèves officiers de l’Armée qui se retrouvent propulsés à la tête de bataillons de caporaux, d’adjudants et autres sergents, sauf que bon, là les compétences sont parfois un peu moins bien réparties :)).

Le pouvoir monte à la tête. Surtout quand elle est encore jeune. Et les conséquences sont souvent injustes et parfois désastreuses.

J’ai un peu le même type de problèmes (toutes proportions gardées évidemment) dans mes relations avec mes 2 gros clients : mes interlocuteurs changent régulièrement, sont souvent plus ou moins débutants dans le business, sont salariés et donc quelque part moins impliqués, ou en tous cas moins tributaires des conséquences de leurs décisions sur l'avenir de leur entreprise. (ce n’est pas la même chose de ne pas atteindre ses objectifs perso et de louper sa prime, que de ne pas réaliser le chiffre d’affaires de sa boite).

Bref, des jeunes, qui veulent prouver quelque chose et n’ont pas grand-chose à perdre, et auprès de qui il faut en permanence se justifier, se légitimer, au risque d’être moi aussi "déréférencé"…

Ca peut vite être très frustrant, mais c'est malheureusement un passage obligé.


jeudi 7 décembre 2006

Bon, aujourd'hui ok, mais demain ?

On m'avait déjà fait le coup. Le client qui demande un entretien téléphonique pour parler des perspectives 2007 et puis qui en fait se plaint des résultats 2006. Qui risquent de nuire au perspectives 2007... Pas super agréable. Mais bon c'est le taf.

L'image vient de

Toujours plus exigeants, avec des prix plus serrés et des marges réduites. Le marché se structure. On va dire ça.

M'enfin ça me rappelle s'il en était besoin qu'il faut s'occuper à satisfaire les clients d'aujourd'hui... Tout en recherchant activement ceux de demain !